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 Etats d'âmes

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Kira
Admin délurée à demi-narcissique, déesse des Neko préparant un CAP Maître du monde.
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MessageSujet: Etats d'âmes   Jeu 7 Juin - 15:47

Chapitre Zéro

Le corps n'est que le reflet de l'âme.
- Fox Emmet

Encore un autre jour qui prend fin, un long moment monotone et monochrome, d'une pure blancheur glaciale, vide de quelconque émotion, comme chaque journée, chaque minute, chaque seconde. J'en n'en peux plus, les regrets tiraillent mon estomac qui chaque instant menace de renvoyer le peu qu'il contient d'où il vient...Mon cerveau, cet organe fragile et indispensable à ma survie, celle de ma conscience est assailli de pensées que les autres jugeraient étranges, malsaines peut-être. Ils me trouvent déjà assez dérangé comme ça, sinon je ne serai pas ici. Je déteste cet endroit où tout n'est que neige immaculée sans sentiments, y compris tous ces hommes qui m'entourent, et aussi cette personne qui ne cessent de me regarder, de me surveiller de l'aurore au crépuscule. Pense-t-elle que j'ai dans l'idée de m'enfuir ? Elle a raison seulement, je ne puis m'extraire seul de ce lit qui est ma prison. Mon pauvre coeur meurtri par la vie ne se contente plus de souffrir en silence : il entraîne mon corps, ma santé dans sa chute à l'intérieur de cet abîme sans fin que nous nommons " la mort ". Tous deux y sont sûrement destinés après un long et douloureux dépérissement. Le décompte est lancé, et c'est moi qui l'ai actionné. Je me suicide à petit feu.

Je me languis d'autrefois, de ces temps heureux passés en Leur compagnie : des rires et des joies, des pleurs aussi, des émotions humaines, et surtout de la couleur qui s'estompe peu à peu dans l'Oubli, je deviens aveugle, et moi dans la Folie. La Folie, je La voie me sourire et tendre ses mains d'une pâleur surnaturelle m'attirer vers elle, m'inviter à la rejoindre, pourquoi ? Après tout, fou je le suis déjà. Je peux sentir son regard sur moi, tout comme je sens celui des gens qui se disent proche de moi...ces yeux emplis de pitié, d'inquiétude, de sympathie, de compassion et parfois même de peur. Je les déteste, tous autant qu'ils sont, ils m'attachent, m'étouffent, m'empêchent de prendre mon envol, quitter cette terre, de déployer mes ailes, cette partie de moi dont j'ai toujours été si fier, d'une blancheur immaculée, éclatante autrefois et qui sont maintenant enchaînées, souillées et blessées à cause d'eux, car même s'ils le croient, ils n'ont jamais pu et ne pourront jamais voir les dégâts affligés, intérieurs et bien cachés, ni même les réparer ou alléger ma souffrance. Seuls Eux pouvaient le faire, mais Ils ne sont plus là. Ils se sont déjà envoler depuis longtemps. Ils sont déjà partis.

Je veux m'échapper, me soustraire, m'extraire de leur emprise, fuir cet homme méprisable qui m'oblige à boire cet infâme liquide qui embrouille mon esprit et mes sens, et cette femme aussi, celle qui m'a donnée la vie et me l'a reprise en m'abandonnant ici.

Remarque : Plus on tombe de haut, plus dure et longue est la chute et plus les regrets sont grands. Il vaut mieux tomber de très bas que de très haut, ça fait moins mal, mais tant qu'à faire, autant ne pas tomber du tout.


Blabla de l'auteur : Et voilà encore un texte original. Bref, le texte est un peu dépressif et on peut se poser des questions sur ma santé mentale, mais j'aime bien. J'ai écris ce texte le 15 septembre, donc y'a un p'tit moment déjà. Merci à la prof de français, c'est grâce à elle que j'ai écris ça. Le sujet était : " écrivez une page de journal intime d'un personnage ", et j'ai écris ça, en même pas un quart d'heure, j'ai fait fort. Enfin j'ai quand même apporté quelques petites modifications pour la nouvelle qui est entièrement écris et qui est en cinq chapitres si je me souviens bien. En tout cas je voulais absolument en faire quelque chose et voilà, maintenant, c'est fait.


Dernière édition par le Jeu 7 Juin - 16:40, édité 1 fois
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Kira
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MessageSujet: Re: Etats d'âmes   Jeu 7 Juin - 16:40

Chapitre Un

Hier drin’ ist es voll von dir und leer
[Ici l'espace est rempi de toi et vide à la fois]
Durch den Monsun - Tokio Hotel


Le réveil sonna, encore une fois. Encore une fois de trop. Il ouvrit ses yeux, lentement : il ne voulaient pas les perdre, laisser ses rêves s'enfuir. Il ne voulait pas la retrouver elle. Elle, la réalité, elle était trop dure pour lui. Trop vrai peut-être ? Elle pesait trop lourd sur ses frêles épaules. Trop grande pour le petit homme qu'il était. Elle l'écrasait de tout son poids comme la vie l'étouffait. La vie, il n'en voulait plus, la réalité non plus, mais malheureusement, la vie et la réalité, c'était comme le naturel, lorsqu'on les chassaient, elles revenaient au galop pour vous hanter. Il avait déjà essayé, plusieurs fois même, mais à chaque fois, quelque chose, quelqu'un et plus rarement lui-même l'empêchait de rejeter correctement la vie. Elle faisait chier celle-là ! Qu'elle le laisse en paix, qu'elle fasse comme l'espoir et la joie, qu'elle l'abandonne comme une vielle chaussette comme elle L'avait laisser crever, Elle. Si c'était pour Elle qu'il vivait autrefois, aujourd'hui c'était en parti pour Elle qu'il survivait. Les étoiles qui dansaient dans ses yeux s'étaient peu à peu ternies puis éteintes, comme le sourire sur son visage, comme Elle. Tout n'était plus que souvenir sauf cette mélancolie infinie qui habitait ses yeux vairons, clairs et limpides devenus troubles et sombres.

Une larme coula sur sa joue. Encore une fois, comme chaque matin lorsqu'il redécouvrait ce vide à ses côtés, là où Elle se trouvait avant. Comme le soir lorsqu'il s'endormait seul, bercé par la froid glacial de son absence. Il tourna la tête vers une photo, simplement encadrée par des bouts de bois noir, striés de lignes blanches. Ils l'avaient fait ensemble. L'image les montraient tous les deux, l'un dans les bras de l'autre, même yeux, même sourire aux lèvres, vestige d'un temps révolu. Il se leva avec difficulté. Ses pieds allant à l'encontre de sa fragile volonté, il s'étala dans un grand bruit sur le parquet qui tapissait le sol de sa chambre, aujourd'hui trop grande pour sa seule présence, tout comme le reste de la maison d'ailleurs. Il soupira, de dépit vraisemblablement, avant d'attraper ses vêtements sur une chaise et de pénétrer dans la salle-de-bains.

Il jeta un regard sur le rasoir, posé sur le bord du lavabo et vit des tâches de sang juste à côté. S'était-il enfoncer la lame dans le bras la veille au soir ou était-ce des restes de ses autres essais ? Il ne souvenait pas. La réponse s'imposa d'elle-même lorsqu'il remonta la manche de son pyjama : à plusieurs marques pâles qui formaient un sablier venait s'ajouter une marque rouge, beaucoup plus récente. Une tentavie de plus. Un échec de plus, ou une réussite de plus. Cela dépendait du point de vue. Après s'être déshabiller, il entra dans la douche et se détendit sous l'eau brûlante, fermant les yeux pour apprécier le contact de l'élément sur sa peau, et caressant les fines courbes de son corps, très féminin, lui rappelant Son corps à Elle, semblable au sien. Enfin, il sortit et regarda son visage à travers le reflet que le revoyait la glace. C'était un visage allongé aux traits fins avec au milieu un nez un brin retroussé, un peu plus bas, une bouche aux lèvres rosées, et plus haut, des yeux d'asiatiques vairons améthyste pour le droit et vert d'eau pour le rouge. Il sourit, comme à chaque fois, à ce visage qui ressemblait tant au Sien. Ses yeux s'arrêtèrent sur son épaule gauche, ornée d'un immense L entouré de grandes ailes de papillon puis revinrent sur son visage, encadré par des cheveux lisses bleu nuit aux racines, prenant une teinte dégradée pour devenir turquoise aux pointes. Derrière ses oreilles, ses cheveux avaient la couleur d'un saphir parsemé de traits de tanzanite et étaient en bataille. Deux mèches couleur de l'azurite plus longues que les autres descendaient jusqu'au bas de ses omoplates. Il s'habilla en vitesse, sans être pour autant pressé de devoir quitter son reflet qui Lui ressemblait tant. Ses vêtements se composaient d'une chemise blanche à manches longues, évasés au niveau des mains, dévoilant ses épaules et son tatouage par la même occasion. Des lanières de cuir resséraient la chemise trop grande pour lui. Le bas était un simple baggy noir strié de lignes arc-en-ciel. Il se pencha vers son reflet et prit un crayon noir pour trancer le contour de ses yeux, qu'il entoura ensuite d'un peu de bleu nuit. Le jeune homme seoua sa tignasse, fit des nattes aux mèches bleu nuit et y attacha des plumes noires et blanches. Il glisa ensuite des barettes colorées au-dessus de ses oreilles, écartant ainsi ses cheveux et dévoilant le papillon d'argent qui pendait à son oreille droite. Il s'écarta et s'observa longuement avant d'esquisser un petit sourire satisfait puis de quitter la pièce.

Il se rendit dans la cuisine et prit une brioche dorée dans un des placards presques vides, il faudrait songer à faire des courses. Il marcha ensuite jusqu'à l'entrée et empoigna son sac ; un eastpak noir, sur lequel il avait peint des lignes blanches pour former un papillon. Il avait cousu plusieurs logos sur le sac : d'abord celui de son groupe sur celui d'Eastpak, Lyrics, la même image que son tatouage, celui d'Alice Nine sur le rebord de la poche avant, et celui d'AnCafe, Gazette, D'espairsRay et miyavi sur les côtés. Sur les zips, étaient accrochés un porte-clé de Ritsuka de Loveless, un de Jack Skelligton et un de Roxas de Kingdom Heart II. Il se baissa pour enfiler ses chaussures : des converses. La gauche était noire, peinte de traits blancs qui formaient une aile de papillon. Juste au-dessus de la semelle était marqué Lyrics en blanc. Les lacets étaient blancs avec des perles noires et se terminaient par des plumes noires et blanches. La chaussure droite était une réplique de la gauche sauf que les couleurs étaient inversées. Attrapant son Ipod qui traînait sur une table basse, il mit les écouteurs dans ses oreilles et l'alluma, Forbidden de D'espairsRay avant de sortir dans la rue déserte à cette heure-ci.



Remarque : C'est malheureusement ce qu'on veut le plus oublier que l'on retient. Dans le même esprit, plus on fera de chose pour oublier quelque chose, plus on s'achanera à se le rappeler. Il faut donc vivre avec son passé car celui-ci ne s'effacera jamais.


Blabla de l'auteur : Deuxième chapitre, quasiment que de la description. Là c'est plus de la dépression mais du regret. N'empêche que maintenant vous savez à quoi il ressemble. Enfin, une précision au cas où vous ne l'auriez pas compris, mais...non en fait si je le dis c'est plus drôle du tout. Ce chapitre a été écrit en mars ou février pendant mes trois heures Histoires des Arts, j'avais que ça à faire.
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MessageSujet: Re: Etats d'âmes   Jeu 7 Juin - 17:13

Chapitre Deux

A chaque nouvelle étape de la vie, l'homme redevient nouveau né.
- Kira

Je me réveille la bouche pâteuse. Peu importe vu que je ne parle que très peu. Mes yeux sont attaqués encore une fois par cette blanche obscurité. Un jour, je deviendrai aveugle. Tant mieux, je n'aurai plus à voir cet atroce monde. J'ai moins mal aujourd'hui, pourquoi ? Le calme avant la tempête peut-être. Serai-je capable de faire un pas hors de mon lit ? Je verrai bien. Mon pied s'avance hors des draps. Je frissone. Il fait froid. Il touche le sol, l'autre aussi. Je fais quelques pas en titubant. Une joie m'envahit. Redécouverte de quelque chose acquis autrefois. Mon corps semble avoir décider de faire abstraction de mon coeur pour aujourd'hui. Je suis de bonne humeur. C'est rare. Effet de mon corps sur mon esprit ? Dans ce cas, je suis devenu un zombie. Un regard sur cet endroit sensé être ma chambre mais qui ne provoque en moi que dégoût et répulsion même si j'y passe la majeure partie de mon temps. Quelque chose manque à l'appel. Un élément du décor. Mon gôelier. La présence qui surveille tous mes faits et gestes bien qu'il y en ait peu.

La porte s'ouvre, suivit de plusieurs cris d'exclamation. Forcément à force de me voir allité, ils ont cru que je n'étais plus capable de tenir sur mes jambes. Moi aussi j'y ai cru. Nous avons " mal " cru. La preuve, je suis bel et bien sur mes jambes. De mort, je passe à mort vivant, de cadavre à zombie. Un minuscule pas pour l'homme, un immense pas pour moi.

- Luo, vous êtes ...
- Debout.

Je redécouvre ma voix et mon propre nom. Ma voix fluette, un brin aïgue. Je n'ai toujours pas mué. Mon corps voulait sûrement conserver quelque chose d'autrefois pour me rappeler que je n'ai pas toujours été ce que je suis, ou simplement pour me narguer. On dit que l'esprit et le coeur sont plus forts que le corps, j'ai la preuve que non. Luo, mon prénom. C'est rare qu'ils le prononcent et je ne le dis pas non plus : je suis loin d'être narcissique et je n'ai aucune raison d'imiter César lorsque je me parle.

- Vous voulez vous habillez peut-être ?
- Non...

Encore un nouveau mot. " Non " comme négatif. Non je ne suis pas encore mort, mais non je ne suis pas tout à fait vivant. Pas besoin de m'habiller, de toute façon, je ne sortirai pas avant un bon moment je pense, alors mon pyjama, celui qui m'accompagne depuis longtemps me suffira amplement. Ca à toujours été ainsi depuis que je suis réduit à être un légume humain, et ça le sera encore.

- Voulez-vous à manger ?
- Oui...

Oui. Oui je vais mieux, mais oui je suis encore malade et bien faible. Besoin de manger de redécouvrir un sens après la vue et l'ouïe que je n'ai pas perdu, et le toucher que j'ai retrouvé. Je redécouvre l'appétit. Mon corps en a besoin parce que mine de rien, même s'il a tout prit en main, c'est fatiguant d'aller à l'encontre de sa propre volonté.

- Voulez-vous à boire ?
- Je ne sais pas...

Une nouvelle phrase, l'indécision. Je ne sais pas ce que je vais devenir : redevenir cadavre ou redécouvrir la vie. Ce n'est pas obligatoire de boire, c'est encore le même sens, le goût. Et puis, c'est mon premier choix depuis mon début de guérison. Rien ne m'oblige à accepter, mon corps n'a pas besoin d'eau pour le moment. Rien ne m'oblige non plus à refuser.


Remarque : Les choses instictives se découvrent et le corps ne les oublient jamais, le reste s'apprend et l'esprit les oublie. Le corps est donc une meilleure mémoire que l'esprit. Par extension on peut dire qu'il vaut mieux se fier au corps qu'à l'esprit.


Blabla de l'auteur : Bon je pense que vous l'avez compris, mon histoire met en scène deux garçons, Luo et l'autre, d'où le changement de point de vue et de temps à chaque chapitre. J'aime toujours lol. Enfin, c'est beaucoup moins sombre que les deux premiers. Vous allez rigoler : j'ai écris ce chapitre après le chapitre suivant.
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MessageSujet: Re: Etats d'âmes   Jeu 7 Juin - 18:11

Chapitre Trois

C'est les choses les plus superficielles que l'on croit le plus.
- Kira

Il leva les yeux sur une affiche et faillit s'évanouir de surprise. La réincarnation d'Axel, l'un de ses personnages préférés de Kingdom Heart II, cet attachant garçon garni d'un hérisson rouge en guise de cheveux s'y trouvait sauf que le hérisson en question était noir. Il secoua la tête et soupira. Bill Kaulitz bien sûr. A sa droite, son homologue, poulpe malgré lui qui devait avoir plus de plaisir avec sa guitare qu'avec n'importe quelle fille vu la tête qu'il faisait sur scène, après, il n'avait pas vérifié et ne comptait pas le faire, bien que l'homosexualité ne le dérange en rien. A gauche de Bill, la réincarnation humaine de Padington avec les poils en moins, une casquette au lieu d'un chapeau, la capacité de bouger, l'incapacité malheureusement (?) de voir les filles se déshabiller à chaque concert à cause de l'opacité de sa batterie. Opacité que lui-même ne semblait pas posséder lors des interviews et émissions télés, en même temps, c'était une chose difficile lorsque Kaulitz au pluriel se trouvaient dans les parages, et ils étaient toujours là. Jamais un Kaulitz sans l'autre, ou toujours un pour remplacer l'autre. A droite de Kaulitz aîné, le plus âgé qui d'après une charmante remarque du cadet avait la chiasse. Chose qu'il encore une fois n'avait pas vérifié et ne tenait en aucun cas à le faire. L'aîné qui devait avoir vu ses cheveux plus de succès auprès de son fer-à-lisser que des filles. Tokio Hotel. Deux mots qui en résumaient quatres : Bill, Tom, Gustav et Georg, ou deux peut-être : Bill et Tom vu l'attention que portait les gens sur les deux G comme Gadget, Gambits et Garniture. Il n'avait rien contre Tokio Hotel. Il était juste réaliste et prenait les choses tel qu'il les voyait. Lui-même appréciait Tokio Hotel, leur musique tout du moins. Les membres du groupe, il ne les avait rencontré que par le biais d'un écran ou d'un papier, et il ne tenait pas à les rencontrer plus que ça.

Détournant le regard du panneau, il passa son chemin pour se laisser dériver dans la ville au gré de ses pieds. Son Ipod lui arracha un grognement. Quelle d'idée d'avoir mis Can you feel the love tonight d'Elton John dedans, alors que l'amour il s'était envolé avec Elle. Il la passa. Nouveau grognement. Même chanson, mais en français. Il la passa aussi en se disant qu'il se fierait moins à Disney dont il était un grand fan dorénavant pour remplir son Ipod. Une fille l'aborda. Jeune, son âge. Cheveux roux ou blond cuivré peut-être, les couleurs et lui, ça ne faisaient pas bon ménage même s'il n'était pas daltoien. Habits banals, trop normaux, yeux bleus tout choux, pas à son goût. Bien trop mimi. Que voulait-elle ?

- Kira c'est bien ça ? Kira la chanteur et le leader de Lyrics, c'est bien toi ?
- Oui, c'est bien moi.

Sourire creux, simulé qui cachait son véritable lui, hypocrite qui bluffait tout le monde, même et surtout les médias, tous sauf ses amis, ses véritables amis, sauf Elle. Il n'avait jamais pu rien Lui cacher. Sourire, simple geste, un étirement des lèvres sensé marquer le plaisir, le contentement ou la joie d'une personne. Un jour il aura une crampe à force de faire semblant de sourire. Elle sortit un album. Le leur. Il sortit un stylo et signa. Les fans étaient-elles magiciennes pour sortir des cds de nul part ? Peut-être.

- Merci beaucoup !
- Mais de rien, c'est normal !

Sourire on remet ça. Sourire factice, comme ce nom de scène, Kira. Kira, abréviation du mot kirakira qui voulait dire scintillant, brillant comme Elle, comme lui, enfin son lui factice, son lui avec ses amis, son lui d'avant ; pas son vrai lui, pas son lui tout seul, éclatant comme toutes les personnes portant ce nom qu'il a vu et rencontré, lui et Elle y comprit. A la base, elle s'appelait Kira. Elle avait bien rigoler lorsque celui-ci lui avait annoncé son nom de scène. Il ne se voilait pas la face. Il était narcissique. Aujourd'hui, il l'était encore plus, surtout depuis qu'Elle n'était plus là, mais pour lui, tout homme qui aimait la vie un tant soit peu s'aimait un minimun. Tout le monde était donc narcissique. Chez lui c'était juste un peu plus poussé et un brin différent : il aimait sa vie et s'aimait, mais il n'aimait pas la Vie, il la détestait même. C'était compliqué mais c'était lui. La fille, ayant obtunue c qu'elle voulait, se détourna et s'en alla, le masque avec elle. Le sourire était parti. Une voiture passa, puis une puis deux puis trois, puis un van noir aux vitres noires pour conserver l'intérieur des regards indiscrets.

Remarque : C'est rare que l'homme soit vraiment lui vu que pour être accepté par la société, il se crée inconsciemment nu masque. Les marginaux sont ceux qui sont restés eux-même et ils sont immédiatement mis au banc par la société.


Gadget = Objet nouveau mais jugé peu utile
Gambit = Sacrifice volontaire d'une pièce en vue obtenir un avantage d'attaque ou de supériorité de position aux échecs
Garniture = Ce qui accompagne la pièce principale


Blabla de l'auteur : Et voilà, vous avez les noms des trois personnages : Luo, Kira et Kira. L'autre Kira ( la fille ) n'est pas vraiment présente ( enfin pour moi si mais bon ), mais je la considère quand même comme un perso principal. Le premier passage, celui sur Tokio Hotel m'a bien fait rire car c'est exactement ce que je pense sur Tokio Hotel. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais j'ai donné quelques aspects de ma personnalité à Kira, et ce que j'ai écrit sur le pseudo Kira et le narcissime, c'est exactement ce que je pense. Enfin tout n'est pas toujours clair et limpide ( surtout par Gambit, Gadget et Garniture ) donc n'hésitez pas à poser des questions. Prochain et dernier chapitre, j'espère qu'il vous plaira.

Post-Scriptum : Lors de l'écriture de ce chapitre, ça m'a vraiment passer Can you feel the love tonight et la version française de suite ( mais maintenant, elles ne sont plus sur mon Ipod ).

Post-Scriptum 2 :
Pour trouver garniture, gambit et gadget, j'ai fait un truc incroyable ! J'ai lu toute la partie G du dico ( Petit Larousse illustré 2000 ). En fait je voulais des mots pour illustrer une idée précise.
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Kira
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MessageSujet: Re: Etats d'âmes   Jeu 7 Juin - 18:43

Chapitre Quatre

An deiner Seite - Ich bin da
[A tes côtés - Je suis là]
- Tokio Hotel

La fenêtre. J'ai envie de voir le monde, enfin la rue. Je m'approche. Et voilà un nouveau sens. L'odorat. L'odeur fraîche du matin, celle moins plaisante de la pollution. Je tousse, je n'ai plus l'habitude, forcément après avoir vécut si longtemps dans un monde stérile, la réadaptation, c'est difficile. Les voitures passent, puis un van oir. Sur le trottoir en face, il n'y a rien, aucune vie, après tout les écoliers sont à l'école, les collégiens au collège, les lycéens au lycée, étudiants entrain d'étudier et les travailleurs au travail. Rien d'intéressant de ce côté-là. Je prends appui sur la rambarde et me penche pour regarder en bas.

Il était là, ne bougeant pas, appréciant Cassis de Gazette. Son Ipod avait enfin daigner lui part d'une bonne, même excellente chanson. Pour mieux " sentir la musique " en lui, il avait fermé les yeux, s'enfermant dans son monde, sa bulle rien qu'à lui, chantant avec Ruki et esquissant les accords. Il souriait. Un sourire un vrai, juste pour la chanson qu'il adorait, qui lui faisait retrouver l'extase de la musique, de la scène et des concerts pour 7 minutes 30, peut-être même plus si la prochaine chanson était autant appréciée que celle-ci ou une de son propre groupe. La chanson se termine. Il garda les yeux fermés, savourant les derniers échos de la musique dans sa tête mais un étrange sentiment les dissipa. La sensation d'être observer. Il ouvrit les yeux s'attendant à voir quelqu'un. Devant, à gauche, à droite, derrière. Rien ou plutôt personne.

Ca m'amuse de le voir ce garçon, ou cette fille. Complètement déconnecté, dans son trip, un point commun. Elle, enfin cette personne semble avoir mon âge, deuxième point commun. Elle est charismatique et sort de l'ordinaire, se démarque et se maquille bien, le tout d'une manière étrange, mai originale, intéressante, surtout si c'est un garçon, mais vu la voix qu'elle a, je ne pense pas que ce soit le cas, mais j'aimerai bien. J'aime. Encore une nouvelle chose. Celle que je n'aurai jamais cru possible après Son départ. Surtout après Son départ. Je L'aimais et maintenant, je l'aime. Fille ou garçon, qui est-tu ? Je veux te connaître, ouvre-les yeux et regarde-moi, après tout, c'est dans les yeux qu'est inscrite la personne : tout, sa vie, ses sentiments...

Il leva les yeux pour interroger le ciel. C'est là qu'il le vit, penché juste au -dessus de lui. De longs cheveux d'argent, une peau trop pâle, des joues creuses, des yeux émeraudes soulignés par des cernes, hésitants et fatigués mais avides, curieux comme un Petit Prince tout juste sortit d'un long sommeil. D'ailleurs, il portait un pyjama blanc. Ses yeux vinrent se plonger dans les siens, entamant un dialogue de sourd et de muet. Il sourit, ils se comprenaient. Si différents et pourtant si proches, unis par de communes expériences, ils étaient fais pour s'entedre. Ils s'aimaient, dès le premier regard. Un coup de foudre, c'était le nom de l'étrange phénomène qui venait d'avoir lieu, un amour subit et violent, mais plus fort que tout.

Remarque : Chaque homme est à la recherche ses âme-soeur et lorsqu'il l'a trouvé, il ne la lâche plus. Un coup de foudre, c'est la découverte d'une de ses âme-soeur.


Conclusion : Pour remonter, il faut d'abord toucher le fond, autrement dit, on tombe pour mieux se relever, à condition bien sûr d'échapper à la fin.


Blabla de l'auteur : Voilà, c'est fini. Ce texte date du 23 avril. Les chapitres 2, 3 et 4 ont été terminé à 2h50 du mat'. Je suis contente de ce texte qui est aussi le premier que je mène jusqu'au bout. Mine de rien, il est philosophique mon texte, je sais pas pour vous, mais moi, ça m'a fait réfléchir lorsque je l'ai écrit. J'espère que vous avez aimé, moi oui. Je les aime Luo et Kira, de toute façon, comme tous les autres personnages de créations, ils sont des aspects de ma personnalité, ils sont moi quoi ! Je suis trop fière de moi : certaines citations sont de moi, et toutes les remarques sont mes propres conclusions et réflexions * se tire le chapeau qu'elle n'a pas à elle-même $

Remerciements : Ma main gauche que j'ai malmené ( désolé ma main ), mon esprit détraqué pour avoir trouvé toutes ces idées, la prof de français, Mme Gérard sans qui ce texte n'existerait même pas, l' Histoire des Arts sans qui le premier chapitre ne serait jamais venue au monde, mon dictionnaire et Tokio Hotel qui m'ont forcés à lire tous les mots commençant par G, et grâce à qui je connais plein de vocabulaire, l'ordi et la session de ma mère sur laquelle je me suis connecté pour pouvoir posté, internet et le forum car sinon vous ne liriez jamais ça, ma culture nippone, moi-même, et évidemment, vous pour avoir tout lu.
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Sheilinky
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MessageSujet: Re: Etats d'âmes   Sam 15 Sep - 15:52

J'adore, c'est splendide. Poétique, doux, avec un regard sur le monde qui me plait beaucoup...

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These wounds they will not heal
Fear is how I fall
Confusing what is real
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